Témoignage de Christophe Bazille

Entretien avec Christophe Bazille, étudiant en Master 2 Contrôle moteur

 

Pouvez-vous nous retracer en quelques mots votre parcours universitaire et professionnel ?

Après avoir obtenu mon baccalauréat scientifique, j'ai suivi une année de préparation aux concours d'entrée aux écoles de psychomotricité. J'ai donc intégré l'Université de la Pitié Salpétrière où j'ai suivi la formation,  pendant 3 ans, de Psychomotricien. Diplômé en 2000, j'ai décroché mon premier poste dans les semaines qui ont suivi. Depuis, j'ai travaillé dans différentes institutions (Centre Medico Psychologique, Hôpital de Jour, Institut Medico Educatif, Maison de Retraite) mais également en cabinet libéral.

Pourquoi avoir voulu suivre une formation continue ?

Tout d'abord, j'ai toujours été attiré par la "recherche" au sens général et plus particulièrement chez « l’Humain ». Malheureusement, il n'existe pas de tels enseignements pendant les formations initiales ou post-universitaires en Psychomotricité. Cette attirance s'est très largement confirmée au fil de mes quelques années passées en tant que "professionnel". Elles ont également alimenté ma curiosité qui s'est, petit à petit, précisée sur les questions portant sur le lien entre la perception et l'action motrice. J'ai donc décidé de franchir le pas en cherchant une formation qui me permettrait de m'inscrire dans cette dynamique. La formation continue m'est apparue à la fois pertinente et nécessaire pour mener à bien mon projet.  

Quelles sont les raisons pour lesquelles vous avez choisi de vous inscrire à l’UFR STAPS d’Orsay ?

Après de nombreuses heures passées à chercher des renseignements sur internet et quelques visites de journées "Portes Ouvertes", il m'a semblé que de reprendre des études par une Licence 3 STAPS Activité Physique Adaptée était le "pont" le plus évident entre ma pratique professionnelle et mes projets universitaires.

J'avais déjà le Master Recherche "Controle Moteur" en perspective qui semblait répondre au plus près à mon désir de travailler sur la perception et l'action motrice ce que je fais maintenant, dans le cadre de mon Master sous la direction d'Isabelle SIEGLER (PhD).

Je crois que la suite m'a donné raison.

Quelles ont été les conséquences personnelles et professionnelles de ce choix ?

Elles sont très nombreuses. En premier lieu, sur le plan professionnel, j'ai fait ma L3 en étant salarié à temps-plein. Je bénéficie actuellement d'un "congé formation" qui m'a été accordé pour suivre mes deux années de Master Recherche "Contrôle Moteur" (je dois d'ailleurs remercier particulièrement Norine COUSSOT pour son aide, son efficacité.... et sa patience !).

De façon plus générale, je peux déjà sentir que mes études actuelles complètent mes connaissances préalables et que je n'aborde déjà plus tout à fait de la même manière la pratique professionnelle. En effet, tous ces enseignements me permettent d'ouvrir le champ des possibles en termes de réflexion. Sans naturellement apporter de réponse toute faite, je crois que cela permet de réfléchir différemment, avec plus d'outils.   

Enfin, sur le plan plus personnel, toutes ces rencontres sont toujours très enrichissantes.

Quels sont vos projets professionnels après l’obtention de votre master ?

C'est à ce moment que les choses se compliquent. Je souhaiterais vraiment poursuivre par une thèse mais je ne peux plus prétendre postuler à une allocation. Et oui, 31 ans c'est déjà trop vieux ! Je dois sérieusement me pencher sur cette question. Dans l'absolu, avec ce que j'en voie et grâce aux échanges que j'ai eus avec les enseignants-chercheurs de l'UFR STAPS, j'ai la confirmation que je souhaite vraiment continuer dans la voie de la Recherche Universitaire.

 

Propos recueillis par Christopher Hautbois