AXE 3

 Activité physique : performance sportive, réadaptation, santé

 Responsables: Alexandra Perrot et Fabrice Prieur

L’objectif de cet axe est d’étudier les réponses à l’exercice physique chez des populations fragilisées (en raison de leur âge ou de pathologies) et chez des sujets sains sédentaires ou sportifs en utilisant une approche intégrée. Ces réponses sont explorées au niveau physiologique (métabolisme, système cardiorespiratoire, musculaire), cognitif, biomécanique ou psychologique. Nous portons un intérêt particulier à l’étude des facteurs impliqués dans l’amélioration de la santé par la pratique de l’activité physique et dans l’identification des facteurs de la performance sportive.

 3.1. Pratique physique pour la santé

Les effets bénéfiques de pratique de l’activité physique sur la santé ont été examinés chez différentes populations. Nous avons en particulier montré que l’entraînement de sujets sédentaires sains en rugby à toucher est bénéfique à la fonction cardiovasculaire et au contrôle autonome cardiaque (Filliau et al, 2015). Par ailleurs, la mise en place de programmes simultanés d’activité physique et d'entraînement cognitif engendre des bénéfices intéressants sur les capacités exécutives, cardiorespiratoires, psychologiques et motrices de sujets âgés en déficit cognitif léger (MCI), notamment sur les taches sollicitant des processus multiples (situations proches de celles de la vie quotidienne). Nous nous intéressons aussi aux impacts des exergames et des jeux vidéo sédentaires sur les capacités des personnes âgées ou handicapées (en lien avec le master VHMA) (Emission TV “C'est pas sorcier” (à 19min), reportage TV "Ecran Global" (à 34 min)). Enfin, nous nous intéressons aussi à l’impact d’un traitement de glucocorticoïdes chez des sujets sains sur la santé cardiovasculaire (Cottin et al. 2015) et sur les réponses hormonales et inflammatoires au repos et à l’exercice (Collomp K et al. 2015).

3.2. Connaissance des processus constitutifs de la performance sportive

Ce sous-axe s’intéresse à la manière dont la performance est réalisée lorsqu’un sportif est soumis à différentes contraintes (apnée durant l’exercice, conditions extrêmes...) ou dans des contextes écologiques (escalade, rugby, handball...) en utilisant une approche intégrée. La performance est soit modélisée à travers des modèles prédictifs (lois physiques, approche statistique ou mathématique) soit en lien avec des variables de tout ordre (physiologiques, biomécaniques, psychologiques...).

Ainsi, une étude basée sur une modélisation physique novatrice du muscle a permis de prédire la cinématique d'un mouvement de développé couché et offre des perspectives dans le domaine médical (Cohen et al. 2015). Une approche intégrative a été proposée afin de prédire la performance de haut niveau en escalade basée sur des variables anthropométriques et neuromusculaires (Laffaye et al. 2014, Laffaye et al. 2015). Chez les chevaux d’endurance, un modèle de probabilité d’abandon a été proposé à partir d’indicateurs de la fonction cardiaque (Younes et al. 2015). Chez l’Homme, le comportement alimentaire, un traitement de glucocorticoïdes , la disponibilité en oxygène sont aussi étudiés à travers leurs effets sur la performance et les réponses hormonales (Durguerian et al. 2015, Zorgati et al. 2014, Guimard et al. 2014). Enfin, en associant l'approche de la prise de décision en situation (NDM) et la théorie du focus régulateur (Higgins, 1997), un modèle du processus de prise de décision de l'entraîneur professionnel de handball a été présenté à partir d'éléments motivationnels (Debanne et Laffaye 2014).

 

Figure extraite de Cohen et al. (2015). De la cinématique d’un mouvement sportif (a) vers une modélisation articulaire (b) et physique du muscle (c, d) afin de prédire la cinématique du mouvement (e: à gauche: valeurs expérimentales, à droite: modèle)